Le 2 novembre 2026, jour de la rentrée de la Toussaint, plusieurs lycées ont été de nouveau bloqués à l’appel d’organisations lycéennes et étudiantes, qui jugent insuffisantes les concessions du gouvernement. Dans plusieurs établissements de Toulouse, des parents se sont présentés à l’entrée pour que leurs enfants puissent suivre les cours. À Marseille, des échanges tendus ont opposé lycéens grévistes et parents. Ces initiatives sont documentées pour quelques établissements seulement : elles ne permettent pas de parler d’un mouvement national de parents.
Un blocage dont le pic remonte au 2 octobre
Selon le ministère de l’Intérieur, 1 027 lycées étaient concernés au pic du mouvement, le 2 octobre 2026, sur environ 3 700 en France. Plus de 560 étaient perturbés et 400 fermés. Ces chiffres sont ceux du ministère ; d’autres sources peuvent compter autrement.
Le mouvement a repris à la rentrée du 2 novembre. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé à une « journée noire » de blocages le 3 novembre. Le 5 novembre, lycéens et étudiants ont rejoint la grève interprofessionnelle convoquée par la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU. Le Snes-FSU indique que 52 % des professeurs, CPE, PsyEN, AESH et AED étaient en grève ce jour-là, avec près d’un millier de lycées bloqués partiellement, totalement ou fermés administrativement. Il s’agit d’un chiffre syndical, que la recherche ne permet pas de recouper avec une source officielle.
La distinction compte pour une famille : un lycée « bloqué », « perturbé » ou « fermé administrativement » ne place pas les élèves dans la même situation, et les situations varient fortement d’un établissement à l’autre.
À Toulouse, des parents à l’entrée des lycées
À Toulouse, de plus en plus de parents se mobilisent devant les lycées bloqués. Trois épisodes sont documentés :
- Le 2 novembre, une dizaine de parents d’élèves du lycée Bellevue sont intervenus à l’entrée pour que leurs enfants assistent aux cours.
- Le 4 novembre, au lycée Toulouse-Lautrec, quelques parents ont accompagné leur enfant, entourés d’un cordon de policiers en civil.
- Le 6 novembre, au lycée Saint-Sernin, une vingtaine de parents sont arrivés dès 6h30 pour permettre à leurs enfants de suivre leurs cours.
Une pétition en ligne de parents demandant la levée du blocus a par ailleurs recueilli 250 signatures. La recherche ne précise ni la date de ce décompte ni le lycée ou la ville d’origine de la pétition.
À Marseille, des tensions directes
À Marseille, notamment à la cité mixte Marseilleveyre, des tensions vives ont éclaté entre lycéens grévistes et parents exigeant le retour en classe de leurs enfants. La date et le déroulé précis ne sont pas détaillés dans les éléments disponibles. Ils montrent en tout cas que la démarche ne se résume pas à un soutien tranquille : elle provoque des confrontations entre jeunes et adultes à la porte des établissements.
Des positions loin d’être homogènes
Les élèves ne forment pas un bloc. Un élève de seconde de 14 ans, dont l’établissement n’est pas précisé, déclare : « Je soutiens le mouvement et les revendications mais là c’est chaud, ça fait un mois qu’on n’a pas eu cours. » Certains élèves de terminale souhaitent eux aussi revenir en cours. Soutenir les revendications et vouloir reprendre les cours ne s’excluent donc pas, y compris chez les lycéens eux-mêmes. Ce témoignage reste individuel et ne dit rien de la proportion d’élèves concernés.
Du côté des enseignants, des professeurs solidaires des bloqueurs ont dénoncé l’intervention des parents du 2 novembre. Ils estiment que ces derniers ont « dépassé des limites morales et légales en venant confronter nos élèves qui sont majoritairement mineurs ». Cette formule exprime la position de ces enseignants ; aucune qualification juridique des interventions ne figure dans les éléments disponibles, et elle ne peut pas être présentée comme établie.
Ce que dit le gouvernement
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, juge le mouvement « assez résid… » : la citation est tronquée dans la recherche et ne peut être reproduite en entier. Aucune autre déclaration gouvernementale n’est disponible ici, pas plus que de consigne officielle aux familles sur la présence en cours ou les absences.
Où se renseigner pour son enfant
Les exemples toulousains et marseillais ne se généralisent pas : la situation dépend du lycée, du niveau de l’élève (une seconde et une terminale n’ont pas les mêmes attentes) et du caractère total ou partiel du blocage. Le plus fiable reste de s’adresser à l’établissement de son enfant, via l’espace numérique de travail ou la vie scolaire, comme on le ferait pour tout autre contact avec un service dont on cherche le bon interlocuteur : le canal compte autant que la question posée. Aucun chiffre sur l’évolution du blocage après le 6 novembre ni sur la durée prévisible du mouvement n’est disponible à ce stade.